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dimanche 22 octobre 2017
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Recherche et médecine

 

La recherche

- La recherche est ainsi généralement définie : activités intellectuelles, travaux ayant pour objet la découverte, l’invention, la progression des connaissances nouvelles.

- Il est intéressant de se pencher sur les définitions de la recherche scientifique qui ont été proposées par quelques auteurs, notamment :

  • R. Legendre : la recherche scientifique est un "ensemble d’activités méthodiques, objectives,rigoureuses et véritables dont le but est de découvrir la logique, la dynamique ou la cohérence dans un ensemble apparemment aléatoire ou chaotique de données, en vue d’apporter une réponse inédite et explicite à un problème bien circonscrit ou de contribuer au développement d’un domaine de connaissances" in : Dictionnaire actuel de l’éducation (2e éd.). Montréal : Guérin, 1993.
  • P. De Bruyne : "Entendue au sens de recherche (Forschung) et non de savoir(Wissenschaft), la science est un mode de production de connaissances dont la finalité première est d’explorer, de comprendre et d’expliquer “ce qui est”. L’activité scientifique se distingue des autres modes de connaissance par l’acquisition d’un certain type de savoir (théorique) et par l’élaboration de certaines normes ou procédures d’investigation du réel (logique de la découverte), de validation des produits de la recherche (logique de la preuve) et de communication des résultats (logique de l’exposition)." in : Politique de la connaissance. Analyse des enjeux et décisions. Bruxelles : De Boeck Université, 1988.
  • R. Lefrançois : "La recherche scientifique […] se réfère à tout travail systématique et rigoureux conjuguant la méthodologie à une problématique d’étude. Elle est le lieu concret de confrontation entre les présuppositions théoriques et la réalité telle qu’appréhendée" in : Stratégies de recherche en sciences sociales. Applications à la gérontologie. Montréal : Presses de l’Université de Montréal, 1992.

- La méthode expérimentale

La méthode expérimentale a été codifiée, mais non pas inventée comme on le pense souvent, par Claude Bernard en 1865. La place respective de l’observation naturelle et de l’expérience dans le développement des connaissances en physiologie (étude du fonctionnement normal des êtres vivants) et de la pathologie (étude des anomalies de fonctionnement des êtres vivants = maladies) a fait l’objet de vifs débats depuis l’Antiquité.

L’approche expérimentale n’est pas un processus intellectuel spontané, "naturel". Elle est synthétisée dans ces quelques lignes :

Claude BERNARD "Le savant complet est celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique expérimentale : premièrement, il constate un fait ; deuxièmement, à propos de ce fait, une idée naît dans son esprit ; troisièmement, en vue de cette idée, il raisonne, institue une expérience, en imagine et en réalise les conditions matérielles ; quatrièmement, de cette expérience résultent de nouveaux phénomènes qu’il faut observer et ainsi de suite. L’esprit du savant se trouve en quelque sorte toujours placé entre deux observations : l’une qui sert de point de départ au raisonnement, et l’autre qui lui sert de conclusion". Claude Bernard, in : Introduction à la médecine expérimentale, 1865.

La recherche en médecine

La recherche en médecine s’appuie sur les caractéristiques générales de la recherche scientifique et de la méthode expérimentale (hypothèse, objectif principal, critères de jugement, protocole expérimental, analyse des données et interprétation des données, conclusion).

L’objet d’une recherche en médecine est la maladie et non le sujet ; elle cherche à étudier les invariants, les caractéristiques propres d’une maladie ou d’un processus, indépendamment de la variabilité apparente du fait des caractéristiques propres du sujet.

De ce fait, l’individualité du sujet est un facteur de confusion (encore appelé biais) qu’il faut s’efforcer de neutraliser. La qualité d’un protocole de recherche et donc la validité de ses conclusions dépendent en grande partie de la qualité du contrôle des biais.

- Le devoir de recherche

Dans l’un de ses premiers rapports, le Comité Consultatif National d’Ethique a déclaré :

"Il n’est pas conforme à l’éthique d’administrer un traitement dont on ne sait, alors qu’on pourrait le savoir, s’il est le meilleur des traitements disponibles ; voire même s’il est efficace et s’il n’est pas nocif. L’évaluation d’un nouveau traitement est un devoir." (Avis sur les essais de nouveaux traitements chez l’homme. Réflexions et propositions., 1984.)


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